vendredi 28 mai 2010

Greenpeace 1 / Areva 0

AREVA A-T-ELLE CÉDÉ À GREENPEACE ? (RUE89)











Toujours à l’affût de nouvelles infos, je ne peux résister au plaisir de mettre celle-ci en ’’une’’, et ce, même si ATTENTION ! ’’elle reste à vérifier’’.

Le site arrêt sur image nous apprend que dans son blog "planète89", le site Rue89 révèle que la filière d’exportation d’uranium appauvri d’Areva vers la Russie va prendre fin en 2010, au lieu de 2014 comme prévu dans les contrats. 

L’entreprise refuse d’admettre que Greenpeace, qui dénonce ces pratiques, a eu gain de cause.
Sur le site Internet d’Areva, Greenpeace a découvert une déclaration affirmant que "la date de fin de ces contrats a été publiquement annoncée dès 2006". Rue89 démontre dans son article que cette affirmation est fausse et s’interroge sur le lien entre cette annonce et le scandale provoqué par l’enquête "Déchets, le cauchemar du nucléaire", diffusée en octobre 2009 sur la chaîne de télé Arte et l’article qui suivi dans Libération (comme le mentionnait Arrêt sur image).
Areva affirme que "la fin du contrat en 2010 a été annoncée dès 2006 par l’enrichisseur russe, et confirmée lors de la présentation au HCTISN de novembre 2009 en présence de l’association Greenpeace". Or, Rue89, qui s’est procuré le compte-rendu de cette réunion, ne trouve aucune trace écrite de cette annonce.
En réponse aux accusations, Areva accuse Greenpeace "d’agiter un faux problème (...), puisque les exportations d’uranium appauvri vers la Russie sont sur le point de s’arrêter". Selon Rue89, Areva pourrait aussi avoir l’intention de dissimuler un échec commercial. Un document du ministère russe de l’Energie atomique, découvert par Greenpeace, prouve que deux contrats conclus avec Rosatom en 1999 et 2002 devaient courir jusqu’en 2014.


Pour mémoire : Nous avions signalé dans l’un de nos articles de ce mois de mai que Greenpeace portait plainte auprès de la Commission européenne pour violation d’une directive relative aux transferts de déchets radioactifs et fait appel du référé obtenu par Areva.

Post Scriptum : L’info s’est depuis confirmée (08/06/10). Ils sont trop forts chez Greenpeace !

vendredi 21 mai 2010

Nucléaire, encore classé Secret Défense


Voici 2 infos relevées ce mois-ci (et un petit memo en bas de page ( ;=)) :

7 mai 2010 :

Greenpeace France porte la lutte contre les exportations de déchets nucléaires d’Areva et EDF en Russie sur le terrain juridique. L’organisation de défense de l’environnement porte plainte auprès de la Commission européenne pour violation d’une directive relative aux transferts de déchets radioactifs et fait appel du référé obtenu lundi par Areva.
La France ne respecte pas une directive européenne La directive européenne de 2006, relative à la surveillance et au contrôle des transferts de déchets radioactifs et de combustible nucléaire usé, stipule que l’expéditeur de déchets nucléaires doit s’assurer des bonnes conditions de sûreté dans lesquelles ils vont être disposés dans le pays dans lequel il les envoie. Aujourd’hui, ni Areva, ni EDF, ni même les autorités françaises ne sont en mesure de contrôler les conditions de sûreté en Russie, comme l’a confirmé l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN).

Cette information a été reprise également sur le site Environnement-france.fr.

21 mai 2010 :

Le site du point signale que le rapport commandé à l’ex-président d’EDF François Roussely sur la refondation de la filière nucléaire française n’a pas été entièrement rendu : le chapitre relatif aux aspects militaires est en cours d’élaboration. Surtout, le document a été discrètement classé "secret-défense".
Pourquoi ? Le chef de l’État, absorbé par la crise, aurait voulu éviter toute fuite avant d’avoir pu lire le rapport complet. Seule donc a filtré la proposition d’un GIE (groupe d’intérêt économique) qui harmoniserait les initiatives des acteurs du nucléaire tricolore à l’étranger : Areva, EDF, Alstom, Suez-GDF et le Commissariat à l’énergie atomique.
En filigrane, les tensions demeurent autour du sort d’Anne Lauvergeon, dont le mandat à la tête d’Areva expire l’an prochain, mais que ses rivaux (Henri Proglio en tête) rêvent d’écarter au plus tôt. Dans ce contexte, la classification du rapport - ajoutée au déclenchement d’un audit sur les comptes d’Areva confié à René Ricol - attise inquiétudes et spéculations sur ce qu’il pourrait dévoiler. Le suspense pourrait être sans fin : si Roussely a promis sa livraison fin mai, rien ne dit qu’il sera ensuite déclassifié.

Cette information a été reprise sur le site Developpementdurable.com

Le traitement particulier du Nucléaire civil ( ?) français est une longue histoire !
Nous vous rappelons, pour mémoire, un épisode précédent, en 2003 :
9 févier 2003 : Des militants de Greenpeace bloquent un camion chargé de 150 kilos de plutonium pur, au centre de Chalon sur Saône.
Le 19 février 2003 : Greenpeace publie l’étude de WISE-Paris sur les transports de l’industrie du plutonium en France.